Accompagner le deuil avec les fleurs de Bach

Un deuil, ca commence toujours par un choc. Que le décès soit attendu, prévu, ou subit, le choc est là. Le décès marque la fin d’une période et le début d’une autre, et entre deux il y la phase de transition… la plus difficile à négocier.

Vous avez sans doute déjà entendu parler des 7 étapes du deuil, modélisées par Elisabeth Kübler-Ross : le choc et le déni, la douleur et la culpabilité, la colère, le marchandage, la dépression et la douleur, la reconstruction et enfin l’acceptation. On dit de ces étapes qu’elles ne sont ni linéaires (tout le monde ne les travers pas dans le même ordre, bien que cela commence toujours par un choc et se termine, quand c’est possible, par l’acceptation), ni obligatoires. Tout le monde ne passe pas par toutes ces étapes, et on peut en traverser plusieurs à la fois.

Partant de là, dans ma pratique, je préfère alors me concentrer sur l’émotion ou les émotions du moment, qu’elle que soit la phase du deuil dans laquelle on se trouve. Le deuil n’est ni plus ni moins qu’une autre situation émotionnelle douloureuse, et de fait est un passage, un processus. Et comme toute situation difficile, les fleurs de Bach peuvent être de puissants alliés pour vous aider à traverser ce passage. En voici quelques-unes que l’on va retrouver plus spécifiquement dans cette situation.

Etoile de Bethlehem

Etoile de Bethlehem

L’étoile de Bethléhem, c’est la fleur du choc. C’est l’une de celle qui compose le rescue, le remède d’urgence, et que l’on utilise dans toutes les situations de traumatisme, ancien ou récent.

Elle permet d’intégrer le choc, et ainsi de calmer et d’apaiser. Elle neutralise les effets du choc, qu’il soit mental ou physique. Elle est donc parfaitement indiquée lorsqu’on se trouve confronté à un décès.

Hélianthème

Hélianthème

Si le décès de la personne a été brutal, dans un accident de la route par exemple, et si en plus on en a été témoin, il se peut que l’on se trouve dans un état de peur intense, d’effroi, liée au sentiment d’un danger imminent.

C’est ici la peur de la mort, de notre propre mort qui est convoquée, et l’hélianthème aide à apaiser cette peur.

Moutarde

Moutarde

L’élixir de moutarde est parfaitement indiqué dans les états de tristesse, lorsqu’on se sent envahi par des vagues de tristesse et de mélancolie, qui vont et qui viennent. C’est la fleur du réconfort, celle qui permet de se sentir accompagné.

Ajonc

Ajonc

L’ajonc correspond aux états émotionnels de désespoir profond, lorsqu’on se sent au fond du gouffre et que plus rien ne nous permet de voir la lumière. Dans les situations de deuil, on va la retrouver lorsque la personne qui reste ne perçoit plus de sens à continuer à vivre, et se laisse dériver.

La fleur d’ajonc permet de retrouver de l’espoir et de la confiance.

Charme

Charme

La fleur de charme est la fleur de la lassitude. Cette impression d’un continuel lundi matin, qui nous empêche de nous mettre en mouvement. Lorsque l’on pleure un être aimé, on se sent parfois submergé par cette fatigue et cette lassitude, d’autant plus si l’on a accompagné la personne durant une longue maladie. On voit bien ce qu’il y a à faire, on en a même envie parfois, mais le corps refuse de suivre.

Le charme permet de redonner de l’énergie et de la force à ceux qui en manquent.

Chèvrefeuille

Chèvrefeuille

Le chèvrefeuille est la fleur de la nostalgie : on se complait dans le passé, dans les « c’était mieux avant ». Dans l’état négatif de chèvrefeuille, on est rempli de regret, mais en même temps incapable de changer les circonstances présentes. En déséquilibre, on a beaucoup de mal à se remettre de la perte d’un être cher, on reste bloqué dans le passé.

Le potentiel positif de cette fleur est de vivre dans le présent, en intégrant le passé comme une expérience nécessaire et importante à la construction du présent mais sans le regretter.

Pin

Pin

Cette fleur est utile lorsqu’on est envahi par la culpabilité : culpabilité d’être encore en vie quand l’autre n’est plus là, culpabilité de ne pas avoir fait ce qu’il fallait, culpabilité de ne pas avoir accordé assez d’attention…

Cette culpabilité est une manière de revisiter l’événement, de réécrire une histoire qui ne nous semble pas acceptable. Le pin va nous aider à prendre de la distance et à relativiser notre implication dans l’événement.

Noyer

Noyer

C’est une de mes fleurs chouchou dans les différentes étapes de la vie, car elle accompagne à merveille le changement. Elle nous permet d’accepter de prendre ce virage qui nous fait si peur, et de retrouver de l’aplomb dans notre sortie de zone de confort. Bien entendu dans une situation de deuil, elle permet d’appréhender la suite de notre vie sans la personne que nous venons de perdre, et de trouver le courage nécessaire pour continuer.

Il y a évidemment beaucoup d’autres fleurs qui peuvent intervenir dans l’accompagnement du deuil, comme le marronnier blanc pour les pensées envahissantes et incessantes, le saule pour la colère et la rancoeur, ou encore le prunus pour la perte de contrôle… N’oublions pas que nous avons 38 fleurs de base, plus tous les elixirs contemporains à notre disposition pour accompagner nos émotions ! C’est pourquoi une consultation avec un conseiller formé vous permettra de mieux affiner vos besoins en fleurs.